Les braises allumées par la défaite à Montpellier (0-2) ont fait pschit.
Jusqu'au prochain revers ? C'est possible. Tout est possible à l'OM. Mais en cumulant dans la même semaine une qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue et son match le plus abouti de la saison contre Valenciennes (5-1) en L1, l'OM a apporté la réponse la plus franche possible. L'équipe de Deschamps a proprement repris le fil de sa saison en sortant sa production la plus emballante de 2009-2010, dimanche, pour clore en beauté la 23e journée.
La défaite dans l'Hérault n'aurait été qu'un accident à lire la feuille de route olympienne en 2010 : six victoires, deux nuls, et cette défaite en neuf matches officiels disputés. Ce succès replace Marseille à la cinquième place. A un point de Lyon (4e), deux de Lille (3e) et... neuf de Bordeaux, avec toujours un match à Sochaux à rattraper.
Pour paraphraser José Anigo, l'OM a retrouvé un peu «d'envergure» dans la course au titre, même si Didier Deschamps n'a eu besoin que de deux minutes pour asséner son message face au premier micro venu : «Le haut niveau, c'est répéter...»
Ce résultat - la plus large victoire de l'OM cette saison en L1 - fut surtout accompagné d'une totale maîtrise technique, celle dont l'équipe de Deschamps fut incapable le plus clair du temps cette saison, au moins sur la durée d'un match.
Face à une équipe de Valenciennes acculée sur son but et sans beaucoup d'entregent, les techniciens phocéens se sont régalés à varier le jeu, notamment sur la largeur, et à tenter beaucoup, beaucoup de choses, avec un vrai relâchement.
Magnifique, la passe décisive de Ben Arfa pour Lucho sur le premier but (34e) ; parfaitement sentie, la remise de Lucho sur Brandao (43e, 2-0). L'essentiel était fait à la pause. Il n'y eut plus qu'à dérouler ensuite avec une frappe de Cheyrou déviée par Bievac (53e, 3-0), une lucarne superbe de Valbuena (77e, 4-1) et une conclusion signée Niang (90e+1). Le but de Sanchez (66e) n'a jamais semblé devoir remettre VA dans le sens de la marche. |