L'OM qui cale à l'extérieur ? Depuis une trentaine de déplacements, cette hypothèse avait tout d'une galéjade. Mais ce samedi, à Valenciennes, Marseille a perdu ce trait de caractère qui faisait sa force depuis la saison dernière. Après avoir mené au score à deux reprises, l'OM s'est fait cueillir par une équipe de Valenciennes parfaitement opportuniste (2-3), et qui sut tirer partie de la tendresse de sa défense, notamment sur coup de pied arrêté. Enregistrant ainsi, au pire moment (Santiago Bernabeu, c'est dans quatre jours), sa première défaite en Championnat, qui pourrait le repousser à cinq longueur de Bordeaux, le grand rival, si ce dernier s'impose dimanche contre Rennes.
Morientes, le soir de toutes les premières
La question mérite d'être posée : comment une formation, correctement pourvue en grands gabarits, peut plier aussi facilement sur coup de pied arrêté ? Didier Deschamps devra y réfléchir d'ici mercredi, quand les géants du Real iront défier Mandanda, Heinze et consorts. Parce que question offensivité, disons même efficacité, on fût servi à Nungesser, où le coach olympien avait aligné un 4-3-3 inédit avec en pointe, épaulé à gauche par Brandao et à droite par Niang, l'Espagnol Fernando Morientes, qu'il fallait tester avant ses retrouvailles couleur merengue. Coaching gagnant puisque l'ancien Madrilène ouvrait la marque (13e), de près, sur un service de Brandao. C'était le soir de toutes les premières pour Morientes, qui ne se doutait pas qu'il inaugurait ainsi la première défaite du club en Championnat cette saison.
Valenciennes marque par ses défenseurs
Car question défense, en revanche, Marseille a carrément flanché, et Valenciennes a, par ricochet, tout compris. Il n'y a qu'à voir les noms des buteurs nordistes de la soirée : Bisevac tout d'abord, (21e), à bout portant sur corner ; Ducourtioux ensuite, d'une déviation croisée de la tête encore (29e) ; Schmitz enfin, de la tête toujours, sur un coup franc de Cohade (84e). Voilà qui reléguait le 5e but de la saison de Mamadou Niang (22e), propulsé meilleur buteur de Ligue 1,au rang de la simple anecdote de comptoir. Non, la conclusiond e la soirée tient en une phrase : Marseille se relèvera t-il de sa première vraie grande déception de la saison ? Ca tombe mal : c'est sur la pelouse de Santiago Bernabeu, mercredi, qu'il faudra apporter la (bonne) réponse à cette question. |