La qualification rocambolesque des Bleus dans des éliminatoires du Mondial qui ont focalisé toute l’attention, différents épisodes liés à l’actualité du club… on en oublierait presque qu’un Clasico se joue ce vendredi au Vélodrome. Et pourtant, trois semaines après l’épisode grippe A qui a valu le report de ce match, dix jours après l’avalanche de buts à Gerland, c’est une vraie affiche qui se présente pour les Olympiens.
«Je ne sais pas s’il y a eu plus de tranquillité pour le préparer, s’interroge Didier Deschamps, mais ce sera toujours un match spécial quoiqu’il arrive. Il y a cette étiquette de Clasico qui est valable ou pas, mais ca reste un match à part pour les joueurs et les supporters.»
Celui-ci sera encore plus «à part» puisqu’il s’agira d’un rendez-vous comptant pour la 10e journée de L1 alors que le reste de l’élite française jouera la 14e journée samedi et dimanche. Il ne faut pas chercher à comprendre.
L’OM - qui jouera cette journée le 2 décembre à Sochaux - a besoin de points. Et cela quelque soit la journée. «Ce match aurait pu être un bonus si nous avions battu Lyon et Toulouse (deux matches nuls), poursuit le coach, ce ne fut pas le cas donc c’est une occasion pour nous de récupérer du terrain perdu par rapport aux adversaires directs. Nous n’avons pas de points d’avance, plutôt du retard. Alors il faut gagner les matches.»
Une quatrième place à la clé
Car, avec leur calendrier amputé, les Olympiens pointent en 8e position. S’ils ne comptent que six unités de retard face au leader bordelais, une victoire face à Paris donnerait un peu plus de contenance au classement avec une symbolique - mais importante - 4e place au coup de sifflet final. Elle validerait aussi des dernières performances hautes en couleurs malgré quelques grincements.
Le match à Gerland a d’ailleurs servi d’exemple cette semaine. Images à l’appui afin de «se rendre compte visuellement des erreurs commises mais aussi des bonnes choses réalisées» explique l’entraîneur marseillais. Et notamment une attaque qui fait feu de tout bois (11 buts en deux matches). Tout cela devant un PSG dont il loue «l’animation offensive» mais qui alterne le bon (victoire 1-4 à Sochaux) et le médiocre (revers 0-1 face à Nice au Parc).
Mais il y a, et il y aura toujours, le facteur Clasico dans cette partie. Qui fait que le Vélodrome aura à coup sûr des allures de fournaise vers 21 heures au moment du coup d’envoi de cette inaltérable affiche du championnat de France. «Ce sera électrique, les supporters vont pousser, il est important de ne pas perdre le contrôle et la lucidité dans ces matches» juge Deschamps qui a bien compris que c’est en gardant la tête froide que l’on remporte ce type de duel : «La haute compétition, c’est faire abstraction des à coté et se concentrer uniquement sur le terrain. Il faut être préparé pour gagner et que chaque joueur soit au maximum de son potentiel sur le terrain.»
L’actualité n’a pas fait oublier aux joueurs olympiens qu’ils ont un Clasico à gagner. |